Loading...
Français

Module scientifique 1 : Caractérisation de l’interaction de la plante avec son environnement

Responsables : Philippe REIGNAULT & Patrice HALAMA 

Participants : Institut Charles Viollette (ULille, ISA/Yncréa), UGSF (ULille, CNRS), UCEIV (ULCO)

 

Cette action de recherche se situe en amont de la transformation. Son objectif global est de participer à des productions végétales de qualité pour leur exploitation dans le domaine de l'alimentaire à finalités humaine et animale, sans ou après transformation. Les travaux réalisés viseront à étudier les réponses adaptatives des plantes cultivées aux contraintes environnementales émergentes (stress abiotiques et biotiques) et l’incidence de ces réponses sur la qualité des productions. Différents niveaux d’analyse seront abordés : la plante, les interactions et les populations. Les réponses adaptatives de plantes cultivées en région et les mécanismes correspondants seront étudiées dans le cadre de la tolérance et la résistance au froid et aux polluants du sol (stress abiotique) et aux agents pathogènes (stress biotique) et symbiotiques. Le potentiel adaptatif des populations correspondantes sera également étudié. Cette action sera appuyée en particulier dans le cadre de nos collaborations avec des acteurs publics industriels et régionaux leaders dans leur secteur (Arvalis-Institut du végétal, AgroLevures SA, Florimond-Desprez, Bonduelle, Finaler (groupe Leroux)).

 

Tâches :

Tâche 1.1 : Adaptation au froid

Tâche 1.2 : Caractérisation des populations de bio-agresseurs fongiques

Tâche 1.3 : Reconstitution de l’apparition du métabolisme de l’amidon dans la lignée verte

Tâche 1.4 : Mycorhizes et adaptation aux pollutions telluriques

Module scientifique 2 : Activités biologiques de biomolécules de biopolymères, d’enzymes issues de plantes et/ou micro-organismes

Responsables : Jean-Louis HILBERT, Rozenn RAVALLEC & Christophe D’HULST

Participants : Institut Charles Viollette (ULille, ISA), UCEIV (ULCO) ; UGSF (CNRS-ULille)

 

Les mondes végétal et microbien sont des sources remarquables de molécules biologiquement actives et susceptibles d’être exploitées pour améliorer la qualité des productions végétales ou des produits alimentaires. Dans ce workpackage, nous nous intéresserons notamment à l’identification de peptides issus de l’hydrolyse de protéines agro-alimentaires ou du potentiel de synthèse non ribosomique des micro-organismes et de métabolites secondaires d'origine végétale, à l’étude de leur mode de biosynthèse ou d’obtention et à leurs propriétés en relation avec la chaine de production alimentaire :

-           (i) molécules aux activités inductrices de résistance (élicitation et potentialisation de défenses) pour la protection des cultures ;

-           (ii) molécules aux activités antimicrobiennes, et notamment pour la conservation des aliments ;

-           (iii) molécules et métabolites exploitables dans les aliments fonctionnels.

Différents acteurs publics industriels seront des partenaires privilégiés pour ce WP : Florimond-Desprez, Bonduelle, Finaler (groupe Leroux), Sethness-Roquette, Deinobiotics, Lipofabrik (Start-up de l’Institut Viollette).

 

Tâches :

Tâche 2.1 : Impact du génotype et de l’environnement sur le métabolisme secondaire

Tâche 2.2 : Production de métabolites végétaux d’intérêt

Tâche 2.3 : Propriétés et Fonctionnalité de métabolites

Tâche 2.4 : Obtention et caractérisation de peptides actifs à partir de coproduits agroalimentaires

Module scientifique 3 : Intensification des Eco-procédés d’extraction, fractionnement et purification pour la bio-valorisation

Responsables : Pascal DHULSTER, Didier LECOUTURIER et Krasimir DIMITROV 

Participants : Institut Charles Viollette (ULille, ISA/Yncréa), ICAM et UMET (INRA)

 

Cette action se place dans un contexte général visant à faire évoluer les procédés alimentaires et les bioprocédés ainsi que leur exploitation dans un objectif de développement durable. Les postes énergie, consommation d’eau et traitements des déchets sont souvent les postes de dépenses les plus importants dans les industries de transformation agro-alimentaires. Les problématiques énergétiques sont souvent abordées, mais la remise en question fondamentale des procédés utilisés est faible. A quand la prochaine innovation majeure permettant d’aller vers des procédés plus respectueux de l’environnement ? Comment consommer moins d’énergie et limiter l’usage et le traitement de l’eau ? De plus, les déchets ou sous-produits de l’industrie agro-alimentaire sont un des principaux gisements de co-produits organiques pour des filières de valorisation. Par exemple, valoriser la totalité de produits de la pêche contribuerait à préserver des ressources halieutiques, extraire et valoriser les protéines végétales des coproduits issus de la filière biocarburant améliorerait son écoconception et sa rentabilité. Les pistes sont nombreuses, mais insuffisamment travaillées. Une première cible concerne l’utilisation des sous-produits pour des applications alimentaires. Il s’agit donc de limiter l’empreinte environnementale des procédés alimentaires et de développer les applications, méthodes et procédés permettant la valorisation des co-produits et sous-produits issus de la transformation. Une seconde approche est l’intensification des bioprocédés qui consiste à développer, coupler et intégrer des procédés séparatifs à des bioréacteurs permettant une éco-extraction efficace et une purification très sélective des biomolécules d’intérêt, tout en maintenant une bonne productivité.

Cette action sera réalisée en étroite relation avec des industriels régionaux leaders dans le secteur de production d’ingrédients actifs (Roquette, Lesaffre, Ingredia) et nous permettra de collaborer étroitement avec la plateforme Purifunction afin d’aboutir à la création d’un laboratoire commun.

 

Tâches :

Tâche 3.1 : Le développement de nouveaux procédés propres pour l’obtention de nouveaux produits

Tâche 3.2 : L’intensification de la production de biomolécules d’intérêt en bioréacteur

Module scientifique 4 : Qualité sécurité des aliments et hygiène des équipements

Responsables : Djamel DRIDER, Romdhane KAROUI & Guillaume DELAPLACE

Participants : Institut Charles Viollette (ULille, U d’Artois), UMET (INRA)

 

La connaissance des dangers chimiques, biologiques et des relations structure-qualité représentent des enjeux importants tant sur le plan économique que sociétal. Le consommateur est de plus en plus exigeant, vis-à-vis de la qualité des aliments qu’il consomme. En effet, il n’attend plus seulement d’un produit qu’il soit bon et sain et qu’il lui apporte des éléments nutritifs, mais il s’interroge de plus en plus sur : i) la nature et la provenance de la matières premières et les conditions dans lesquelles le produit a été élaboré; ii) l’origine géographique du produit; et iii) le caractère naturel du produit puisque ce dernier constitue un des facteurs décisifs à l’achat par le consommateur qui ne veut pas d’ingrédients artificiels ou génétiquement modifiés. Dans ce contexte, seule une approche basée sur des compétences pluridisciplinaires associant d’une manière étroite les connaissances des dangers chimiques et biologiques des aliments et la maîtrise des méthodes innovantes de caractérisation de la qualité des aliments permettrait de répondre aux exigences d’une société qui est en pleine mutation. Dans ce workpackage, le spectre des aliments que nous envisageons d'étudier est très large car il va de la matière première aux produits transformés d’origine animale et végétale. Les objectifs de recherche consistent à : (i) développer des méthodes innovantes pour déterminer la qualité, l’authenticité et la naturalité des aliments et leur perception par le consommateur en lien avec ses choix alimentaires ; (ii) déterminer les relations entre l’organisation des matrices alimentaires et leurs propriétés sensorielles, texturales et nutritionnelles ; et (iii) mettre à la disposition de la population, du pouvoir public et surtout des industries agroalimentaires des méthodes fiables pour caractériser en temps réel la sécurité et la qualité des aliments. Notre démarche est appuyée par nos collaborations avec le centre ADRIANOR et les plateformes technologiques (PFI Nouvelles Vagues) dont l’une des missions principales est de conseiller et assister les PME et TPE implantées dans la région du Nord-Pas-De Calais, mais aussi avec des industriels de la région (Bonduelle, Ingredia, Lesaffre, McCain, Roquette, Tate & Lyle, ...).

 

Tâches :

Tâche 4.1 : Développement de méthodes et de concepts pour la sécurité des aliments

Tâche 4.2 : Caractérisation de la qualité des aliments – relation avec la structure et développement de méthodes innovantes

Tâche 4.3 : Rôle de la composition et de l’historique des entités encrassantes sur leur réactivité vis-à-vis de la formation de dépôts sur les surfaces et de l’adhérence

Tâche 4.4 : Caractérisation de la dynamique aux interfaces sur matériaux

Modules scientifiques 5 et 6 : gestion et communication

Responsable : Philippe JACQUES

Participants : tous

 

Trois types de conseils seront mis en place pour assurer le suivi du projet ALIBIOTECH :

- un conseil de gestion constitué d’un représentant de chaque WP. Ce conseil se réunira tous les trois mois pour assurer la gestion financière du projet.

- un conseil scientifique constitué de tous les responsables de WP. Ce conseil se réunira tous les 6 mois et fera le bilan de l’avancement scientifique du projet et des potentialités de partenariat.

- un conseil de valorisation constitué des membres du conseil scientifique élargi à des représentants des structures de valorisation régionales. Ce conseil se réunira tous les ans ou à la demande d’un partenaire pour faire le bilan des résultats valorisables.